Janot : «Un parfum de rivalité»

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 31 octobre 2009 07:44

Modifié le samedi 31 octobre 2009 08:28

« Un match pas banal »

« Un match pas banal »
« Un match pas banal »

Le gardien stéphanois évoque le derby avec une touche d'humour rafraîchissante


Jérémie, le derby a-t-il toujours une saveur particulière à vos yeux ?

C'est toujours un match à part pour l'environnement. Pour le club et les supporters. C'est le véritable derby en France en raison de la rivalité entre les deux villes. La suprématie régionale est remise en cause deux fois par saison.

L'ASSE n'a plus gagné un derby depuis quinze ans...

(Il coupe) Depuis que je suis là, vous voulez dire (rires). C'est vrai. Il y a eu la montée en puissance de l'Olympique Lyonnais qui a dominé le football français ces dernières années. Nous, nous avons connu pas mal d'affaires : des descentes, des remontées. Il y a eu la grande époque des Verts où on écrasait tout sur notre passage. Ça s'est inversé ces dernières années. Il y a 90 minutes pour redorer notre blason.

Est-ce le bon moment pour prendre Lyon qui a subi deux défaites de rang en championnat ?


Tout s'annule sur le derby. Quelles que soient les performances précédentes, ça va se jouer à la motivation, à la détermination. Dans un derby, tout ce qui s'est passé avant ne compte pas. C'est un match à part.

Votre expérience des derbys vous sert-elle à conditionner vos coéquipiers.


On en parle entre nous dans le vestiaire. Quand ils arrivent à Saint-Etienne, on ne leur parle que de ça et ils savent à quoi s'attendre. Ils connaissent son importance, en particulier de celui qui se dispute à domicile.

Il va y avoir Bafé Gomis en face.

On se connaît bien l'un et l'autre, alors l'avantage s'annule. Il est en pleine confiance, il marque des buts. On sait de quoi il est capable. On va tout faire pour le contenir mais l'OL possède une telle armada offensive avec Lisandro, Govou, Kallström, Pjanic. Bafé fait partie de ces dangers.

Compte tenu des difficultés défensives que vous rencontrez, cela ne vous effraie pas ?

Ce que je peux dire, c'est qu'en dix matches, on n'a pas jamais aligné la même défense. On sait que dans ce secteur de jeu, il faut des automatismes, des repères. Du coup, c'est très difficile. On ne va pas revenir sur nos blessés. Mais n'importe quelle équipe du championnat qui serait amputée de dix joueurs sur un laps de temps de deux mois, serait forcément handicapée. Prenez l'exemple de Bordeaux qui est venue chez nous en faisant tourner les cadres de son effectif, eh bien elle s'est inclinée.

On est dans cette situation depuis plusieurs journées. Nos meilleures performances, par exemple face à Monaco, coïncident avec un effectif au complet. On est extrêmement compétitifs quand tout le monde est là. Après, quand il y a dix blessés et que la défense est remaniée...

Entre le début du match à Montpellier et la fin de celui de Valenciennes, notre défense a changé six fois en raison des blessés, des cartons rouges. C'est quand même difficile.

Je touche du bois pour que l'on retrouve du monde.

Vous restez personnellement attaché à l'idée de derby. Mais est-ce encore vraiment le cas entre joueurs des deux camps ?

Évidemment, tout le monde se connaît. Je dois être le seul Stéphanois avec Loïc (Perrin) et du côté lyonnais, il doit y avoir Sidney (Govou). En fait, le derby se situe surtout au niveau de l'environnement, des supporters et des dirigeants. C'est l'évolution du football qui veut ça. Les gars restent un an ou deux dans un club. Certains le jouent même des deux côtés, c'est bizarre.

>>Vous avez eu des consignes de vos dirigeants à propos de ce match ?

Il faut casser des jambes et... Mais non, je plaisante. Non, non, après, il va y avoir le conseil de l'éthique. C'est juste à match à part, ça ne peut pas être... Venez un jour à Lyon avec moi pour entendre ce que je prends dans la tête. Ce n'est jamais un match banal, même s'il n'y a que trois points en jeu. Ce sont les Verts contre Lyon. C'est Le derby. »

# Posté le samedi 31 octobre 2009 07:18

Janot, le fidèle du Forez

Janot, le fidèle du Forez
Janot, le fidèle du Forez

Cela fait quinze ans que l'AS Saint-Etienne n'a plus battu l'Olympique Lyonnais. Jérémie Janot (photo Presse-Sports), lui, jouera samedi (21 heures). Et le gardien des Verts prévient, ce vendredi, dans France Football : les Gones entreront une marmite bouillante nommée Goeffroy-Guichard. Extraits.

« Ici, le derby, c'est une tradition, une religion même. »

Jérémie Janot, neuf derbies entre ses gants (pour sept défaites et deux nuls), compare son antre de Geoffroy-Guichard à un autel dédié aux dieux du foot, un hôtel où la mauvaise passe est sifflée. Janot ne le dit pas mais le fait comprendre : son stade est un ring où les coups font mal. « Même si les joueurs lyonnais ont l'habitude de jouer de grands matches, comme ceux de Ligue des champions, ils sont obligés de sentir quelque chose en entrant ici. Ils ne peuvent pas rester indifférents. D'ailleurs tous ceux qui viennent jouer dans un Geoffroy électrique, dans une ambiance surchauffée, s'en souviennent. Ce derby sera ainsi et nos supporters vont encore montrer qu'ils sont là. »

« Jean-Michel Aulas va les bouger...»

Le gardien du Forez, qui a vu les entraîneurs se succéder, de Robert Nouzaret à Alain Perrin, tout en demeurant titulaire et en restant le préféré des fans stéphanois, a conscience que son dixième derby prend des allures de duel entre deux équipes giflées lors de la dernière journée de L1. « Jean-Michel Aulas va les bouger et va tout faire pour que l'OL fasse un coup ici », dit Janot, qui sait bien que les Lyonnais se sont inclinés 4-1 à Nice samedi dernier. Mais l'ASSE a pris lui aussi une fessée face à Valenciennes (0-2). Choc assuré, donc : « On sait que le derby est très important pour nous, Stéphanois, mais on sait aussi qu'il est très important pour l'OL et ses dirigeants. On sait que leur président y accorde extrêmement d'importance et il va faire en sorte que ses joueurs soient en condition face à nous. Je n'en doute pas. »

« Govou a des valeurs similaires aux miennes »

L'affiche est brûlante, certes, mais le respect mutuel. Janot, parole fière et regard droit, loue ainsi l'absence totale de violence entre ces « deux grands clubs ». Il conclut en soulignant qu'il partage beaucoup des vertus du symbole de ceux d'en-face, le Gone Sidney Govou : « Il porte des valeurs similaires aux miennes : fidélité et engagement. C'est un mec qui ne triche pas, qui est tout le temps au taquet et toujours à fond. On a beaucoup de similitudes : il est fier de son maillot lyonnais comme je suis fier de ma tunique verte. » X. R.

A lire vendredi, dans France Football, les derbies ASSE-OL (le lieu, l'adversaire, les acteurs, les publics, les matches et le maillot) selon Jérémie Janot

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 02:55

VA confirme face à des Verts décevants

VA confirme face à des Verts décevants
Valenciennes a remporté sa deuxième victoire consécutive (2-0), hier au stade Geoffroy-Guichard, aux dépens d'une équipe de Saint-Etienne faible et manquant de caractère au terme d'une rencontre bien maîtrisée par les Nordistes.

Valenciennes, qui reste sur quatre succès lors de ses cinq derniers matches, s'installe dans la première moitié du classement alors que l'ASSE, battue pour la seconde fois consécutive, descend au 16e rang. Johan Audel a donné l'avantage aux Valenciennois en première période en marquant de près à la suite d'une passe de Renaud Cohade (17e), David Ducourtioux, dans le temps additionnel, portant le score à 2-0 (90+2). Avant la mi-temps, Valenciennes aurait mérité d'aggraver l'écart sur un tir de Tiene, détourné par Jérémie Janot (34e ) ou encore sur une reprise de Pujol à la réception d'un centre en retrait de Cohade (45e).
Les hommes de Philippe Montanier, bien organisés et dynamiques, ont bénéficié du manque d'engagement de l'équipe stéphanoise, inexistante dans la récupération et dans l'entrejeu où l'activité de Blaise Matuidi ne pouvait compenser les insuffisances de ses partenaires.


En première période, l'ASSE n'a été menaçante que par Bergessio dont la tentative était stoppée par l'excellent gardien Guy Ndy Assembe (12e ) et sur un tir d'Ilan (32e). Après la pause, les Verts ont entamé une domination stérile malgré plusieurs opportunités. Ndy Assembe devait notamment intervenir sur des tentatives de Gelson (46e, 59e), Benalouane (50e), Bergessio (62e, 89e) alors que Dimitri Payet et Kevin Mirallas tiraient à côté (58 e, 68e) et la défense nordiste tenait bon.w

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 06:20

Bordeaux retrouve ses buteurs

Bordeaux retrouve ses buteurs
Chamakh et Bellion savourent

La victoire contre Le Mans (3-0) a permis à Marouane Chamakh et David Bellion de retrouver le chemin des filets.

Après l'avènement des défenseurs-buteurs (Ciani-Planus) mercredi face au Bayern Munich (2-1), le trente-huitième match de championnat consécutif sans défaite pour les Girondins à domicile a permis à Marouane Chamakh (67e) et David Bellion (83e), privés depuis plusieurs mois de réussite, de retrouver le chemin des filets face au Mans (3-0).

« Même si nous n'avons jamais fait une fixation sur nos stats, ça nous démangeait», reconnaissait à chaud l'attaquant fanco-marocain (4 buts), sevré depuis le 15 août dernier, et un doublé à Sochaux (3-2). «La tête (trois buts cette saison, NDLR) est un domaine dans lequel je me sens à l'aise. C'est un de mes points forts, je ne le cache pas.» La fatigue liée au Ramadan n'est «pas une excuse» qu'il a envie de brandir pour expliquer sa disette. «J'ai relativisé, parce que je savais que ça allait arriver. Ce n'était jusque-là pas un doute, mais plus un manque de réussite. Mon prochain but sera peut-être au mois de mars. Ou la semaine prochaine.»
Bellion peu démonstratif


Pour David Bellion, dont le dernier but inscrit en L1 remontait au 1er février dernier face à Lille (2-2), l'analyse est similaire. «Gagner et marquer un but est bon pour la confiance. Après, il faut enchaîner les matches. Concernant mon but, je crois sincèrement que j'étais le seul dans le stade à avoir cru que Benoît (Trémoulinas) toucherait le ballon, plaisantait-il. Au départ, je pensais qu'il sortait et, au dernier moment, j'ai couru en me disant que s'il passait, c'était tant mieux.» Peu «démonstratif» et s'avouant seulement «content intérieurement» et pour ses «potes», l'ancien Niçois «recherchait cela depuis longtemps.»

«Je n'étais pas passé loin à plusieurs reprises. Là, c'est rentré. Je suis vraiment allé chercher ce but, alors qu'il était difficile d'entrer dans le match et de trouver le rythme, qui plus est quand on ne joue pas. J'espère, pourquoi pas, démarrer maintenant une série.» - Laurent BRUN, à Bordeaux


BRAVO MAROUANE $)

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 06:02